Lumière noire

Les étoiles ne disparaissent jamais, fouillent les entrailles,
le cœur. Les yeux ont besoin d’air, au fond de l’espace où
s’éparpillent les mots, lèvres entrouvertes. Un oiseau crie,
et c’est un glaive planté dans les pins blessés. La sève sur

mes bras, coule en fines veines d’ambre. Je vois la plage,
aux confins d’un soleil hésitant. Une mouette se pose sur
le sable mêlé de galets, de pointes de roche rouge. L’ocre
se pare de nuances florentines. L’eau glisse sur du marbre

mou. Les pieds s’enfoncent. L’écume serre les chevilles.
L’eau est fraîche, tu sais, et le sang court, oui, l’émoi est
si vif. Il fait fuir la mouette, inquiète. Et le visage fouetté

par le lointain est happé, étiré au rythme de la houle, et je
ris. Bain de mer, goûter l’ineffable matière. Les étoiles là,
au ras de l’eau. Vite, nager, oh, s’enivrer de lumière noire.

16 08 16. Inachevé 114

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