Une existence de sable

Nuit et jour, la frontière est en péril. N’est jamais
assurée, protégée. Blessée, ouverte par une lame,
un rocher. Nue, un mot l’arrache et la déchiquète.
Caressée par le vent. Main, regard, d’autres mots.

Elle n’est la frontière de rien, ni dedans, ni dehors.
Elle est le tout. Ce qu’elle contient, atteint au-delà
de ce qu’elle n’est jamais. Elle n’existe pas, vit de
ce qui n’est pas elle, oh, qui l’éveille à elle-même.

Le matin ou le soir, je revêts l’unique peau offerte,
accrochée à un rêve. Une ombre se cache, élégante
et joyeuse, dans le murmure des pins bleus. La nuit

creuse sa galerie sous la distance qui nous sépare.
Mais rien ne nous sépare, que nous-mêmes. Et nul
cri ne rompt, enfoui, le fil d’une existence de sable.

15 08 16. Inachevé 113

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