La vie des forêts

Fenêtre ouverte, indéchiffrable ciel. Et se devine à
peine le flottement des cimes. La brise fait onduler
les pins sous un reflet de lune. Une vie silencieuse
circule dans les veines de la nuit. La mer argentée

retient les oiseaux au loin, secrets, dans les rochers
noirs. Leurs œufs recouverts d’algues et de coques.
Me reviennent la violence de l’origine, l’archaïque vie
des forêts. Langue première des corps jetés au cœur

des énigmes. Alors s’élève, de la terre humide, oui,
parfumée d’incertitude et de mort déjouée, le doux
frémissement du sens sous la peau, appel de l’autre.

L’incomplétude, mythique beauté. Sortir de la faille
tellurique par la danse, et les gestes d’amour, lancés
aux étoiles, un moment scintillent, vifs, mystérieux.

14 08 16. Inachevé 112

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