Longs voyages de nuit

Oh, longs voyages de nuit. Le chien de la forêt aboie.
Les nids sont malmenés par le vent, les pins ébouriffés.
Lieux d’enfance, scènes amoureuses, pistes de déserts
à peine reconnus se succèdent. Méli-mélo, tant violent

que doux, ravivant ce que j’espérais oublier à jamais,
ou mots surgis d’une ombre inexistante, origine de la
métaphysique, qui sait. Sommeil envolé et des images
brisées, des plis d’un drapé médiéval enserrant la nuit,

tourmente dont les éléments fuient. De ces fresques où
les yeux, peints trop tard, sont tombés, vides, profonds
de cette irrémédiable cécité. Paysages marins et algues

blanches de lune. Un bateau racle le fond et s’échoue à
deux encablures du sable, tu sais, où il fait bon marcher
au matin en rêvant, mains nouées. Sur une plage infinie.

13 08 16. Inachevé 111

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