Être insoumis

Faut-il alors danser, pour que les dieux du théâtre
des ombres apaisent les corps avilis, meurtris par
les armes. Un chœur d’enfants décore les visages
de pétales blancs. Les couleurs de la vie se mêlent

à l’eau des criques. Les cigales, âmes des Mortels
cachées dans les pins, glorifient le soleil levant, oh.
Dans un temple grec surplombant la mer, goûter la
fraîcheur du marbre irisé, lisse, veiné de sang divin.

Avoir sur la peau le souffle des ciels de Giotto, aux
doigts bleus. La douceur des regards peints. Écouter
le vent. Couvrir la tempête des mots acérés et vains,

par la beauté de jardins andaloux. Être insoumis, oh,
et jamais las de l’être. Alors, danser avec les fous de
Bassan. Recueillir l’ombre et la lumière dans ta main.

12 08 16. Inachevé 110

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