La fulgurance de l’aube

Immensité majestueuse d’un paysage de mer.
Dans les pins, le pépiement d’oiseaux cachés.
Corps traversé d’images, racines à l’air, à vif.
Fulgurance de l’aube, levant les yeux, ciel nu.

Un mouette sur les galets, couchée, une aile à
moitié dépliée. Elle a vu les vagues, domptées
par ses cris. Elle a suivi mille bateaux. Sa tête
retient, à jamais enfuis, tous les rêves du vent.

Mes bras se sont dressés, invoquant je ne sais
quels dieux. Ma bouche s’est faite aède, et, en
une langue de roches j’ai tracé un grand cercle.

J’ai pris la mouette dans mes mains, tremblante
du combat ultime. Quel voie dois-je suivre, oh,
dis-moi, pour que ta mort soit un gage d’amour.

11 08 16. Inachevé 108

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s