Pluie d’été

Ce matin, tu n’es pas venue. Je sais, il n’était pas
prévu que tu viennes. D’ailleurs je ne t’attendais
pas. Ouvrant la fenêtre, puis le volet, mon corps
était rouillé. J’avais mal, mais ne saurais dire où.

Sûrement la nuit, j’avais mal à la nuit. Je blague.
Si bien que le merle du jardin s’est égosillé, pour
rien. Le ciel abritait une fine langue de sable d’or,
posée sur l’ombre des toits, alors j’ai fait comme

si tu n’étais pas venue. Le ciel, assombri au nord,
a bougé un peu. Il s’est mis à pleuvoir, à grosses
gouttes, des gouttes d’été, qui tapent au carreau,

pour entrer. Je m’en fichais, les nuages ne servent
à rien et me narguent en vain, j’ai ri. Le vent jouait
avec les cyprès, le merle râlait. Je ne t’ai pas vue.

04 08 16. Inachevé 99

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