Le vide

L’ivresse du vide est telle, tu sais, que voler serait
criminel. Dans la chute, espace, temps, fusionnent.
Devant mes yeux passent des tableaux, des scènes.
Personnages d’une liberté absolue. Sur le sable, un

miroir d’eau. Vide saturé. Ni tomber, ni lui échapper.
Corps morcelé, instant chancelant. Et sur la vitre, le
martèlement de l’eau. Oh, enfant je suivais les traces
brillantes. De l’index je les faisais s’enlacer, soudain

fondues, étoilées, petites loupes. Les maisons tordues,
les arbres mous me renvoyaient à mon inconsistance.
Je disais, le verre pleure d’être transparent, moi aussi.

Derrière la vitre, le vide chatoyant de beauté, arbres,
toits de tuiles, briques sombres. Oh, dit-il, je suis là,
dans le flot des âmes. Il danse au cœur de l’été, oui.

04 08 16. Inachevé 100

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