Pluie d’étoiles

Oh, à Merzouga, et grimper au sommet de la dune,
sable encore chaud du jour, des effluves de jasmin.
Fraîcheur, sur les épaules, des palmiers lourds de
grappes. Jardins peignés d’eau, orangers en fleurs.

La nuit venue, s’asseoir, affronter le vent sec et le
désert du ciel sous une pluie d’étoiles. Qui ne l’a
vu ne sait, des étoiles par milliers, oui. Couché à
même le sol grêlé de cailloux noirs, lave céleste,

sentir la Terre tourner. Suivre le fleuve évaporé et
les montagnes mauves, rejoindre la côte, l’océan.
Plonger, confiant, en eau si claire. Nager, voler se

fondent. En soi, beauté des cyprès bleus d’Arizona,
des nuages dissouts par la joie, des mains aimantes,
de ta voix, accoudé au garde-corps. Oh, quel bel été.

29 07 16. Inachevé 87

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