L’eau captive

Comment me taire, dis-moi, étouffer les remous,
et rêver d’une plage, toujours, d’un littoral sacré,
où le ciel est salé, et les pins décorés de cigales.
Une côte écartée à l’abri des tempêtes et du mal.

Comment laisser se perdre le visage de ce rêve,
le murmure des roches, à l’approche du ressac,
les cris de la falaise, où s’éparpillent les caresses
du vent, alors que les oiseaux piquent les nuages.

Les pas forment de petites vasques où se reflètent
nos corps morcelés, dans un peu d’eau captive. De
petits crabes translucides viennent des profondeurs,

quand les vagues, après si long chemin jalonné de
baleines, disparaissent dans le sable, s’enfouissent
au cœur de l’oubli, de nos regards étonnés et ravis.

29 07 16. Inachevé 86

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s