La transparence

La distance si ténue, entre ici et là, dedans, jamais
ne disparaît, nourrie de l’impossible adéquation de
l’œil et de la fleur, et, de l’œil séparé de lui-même,
de l’illusion des reflets, pupille en son puits infini.

Toujours ailleurs, l’œil jette, dans le feu coloré des
paysages, des rues, des jardins, derrière les fenêtres
où se jouent drames et naissances, les actes d’amour
ou les sombres matins, la transparence qui l’envahit.

Ou bien est-ce moi, poussé hors des choses, entêté,
mouche sur le carreau, le monde à portée d’ailes, là.
Incessant tremblement, chercher le repos, un appui.

Les regards se fondent parfois dans la pénombre des
forêts, suivent des vagues l’inquiétude, ou devinent,
naïfs, l’énigme d’autres yeux, émerveillés et libérés.

28 07 16. Inachevé 85

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