La salle d’attente

Enfant, imaginer la vie. Salle d’attente immense
et vide. L’enfant est libre, ne le sait, en attendant
d’attendre, rêve d’une flèche taillée par le temps,
décorée à la mode apache ou sioux, plantée dans

le noir des ans. De sa pointe fouiller, faire surgir
la merveille des merveilles, un aveuglant amour
reçu offert dans sa chambre-monde. Seul compte
le vertige. J’y suis. Borges, sur le même banc que

l’enfant, à côté de lui-même, une pièce d’or jetée
au fleuve. Retrouver l’infini et affronter la blouse
blanche, le corps tremblant, le thermomètre et la

seringue pleine d’un philtre. Composition, perdue
dans un gouffre, tu sais. N’éprouver ni tristesse, ni
mélancolie, ni nostalgie. Aimer, secret de l’enfant.

24 07 16. Inachevé 74

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