Le souffle de la baleine

Beauté du ciel, soleil du matin. Du soir, les nuages
noirs d’encre dilués. La banquise gomme les peurs,
efface les cauchemars et la blanche baleine digère,
déchire l’eau, souffle sur la ville, les rues bondées.

Parfums enivrants, printemps des corps, et le tien,
secret, ombre à jamais. Les vitrines, éclats enfouis.
Les reflets plongent dans les entrailles ancestrales.
La forêt criblée de cris lance aux étoiles des chants

végétaux. Bananiers, oiseaux bleus, acacias, nuage
de latérite. Pluies à venir, oh, enfourcher Rossinante.
Simplicité de l’amour. Tendresse bafouée, abandon

des peaux, paupières remplies de sel, l’océan, oui,
lance ses vagues. Des mots plein le corps. J’arrive
au fleuve. Sur nos visages, le souffle de la baleine.

23 07 16. Inachevé 72

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