Le miroir piqueté

Si souvent, ne pas se reconnaître. Décalage hors dans.
Reflet, vu d’ailleurs. Pas lui, moi qui, oh, jeter un œil
dans celui des autres. Insondable énigme, formule, et
soudain m’étreint une violente douceur, enfermée, cri

du corps, coincé, ascenseur ici là, nulle part, et le néon
tremblote. J’attends, me tourne, tu sais, miroir piqueté,
rouille, une ombre en pleurs, oh. Piero della Francesca,
Flagellation, non. Le sol tangue, roule. Pas de lumière

métaphysique, où est la noblesse, où est la retenue. Tout
est sur la peau, dans le miroir sale, dedans, est-ce le vide.
Le labyrinthe, oui, visage dans un visage, un autre visage.

Là, les yeux enfoncés dans quoi. Souffle d’épuisement, la
porte de l’ascenseur s’ouvre, rez-de-chaussée, fond marin,
il n’y a personne. Je suis entré, resté en bas, ne sais plus.

23 07 16. Inachevé 73

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s