Sillons d’écume

Tous ces mots inutiles, masques de chair triturés
par le temps, l’émoi, la marée. Je ne suis pas allé
assez loin, oh, pris au piège, la surface me retient,
m’enserre, attaché au fond, je me débats, et je vis.

Ne sachant faire que suivre ces bateaux, le hasard
des sillons d’écume, je ne te cherche plus, dans le
parfum d’oyats coupés, parmi les libellules bleues,
et confie aux oiseaux le soin de coudre les vagues.

J’ai de William, rêvant, croisé le doux regard. Il ne
m’a plus quitté. Dans son sillage rocailleux, flotter,
pensant que rien ne nous sépare. Nous-mêmes, oh.

Nuage rouge du désir, ses mots voletaient çà et là.
Adoucissant la roche, mélodie d’un phare, le sabre
fend l’océan, houle, brume dans la nuit confondues.

22 07 16. Inachevé 71

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