Graines, bourgeons

Mots de feu, dans les désirs plongés, fond du corps,
tout au fond. Oser descendre, oh. Abîme de douceur
en fusion, bouillonnement, couleurs mêlées, gouttes
de sens, oui, sous la peau. Ne pas résister, graines et

bourgeons, les mots boivent le sang, le temps et l’or.
Suffoquent, jaillissent, ruisselants de soleil. La pluie
brille de mille promesses. Elle perle aux feuilles des
arbres, gorgées de nuits à venir, du silence des morts.

Les pousses fraîches se rient de l’histoire, long tunnel
creusé dans la mémoire, font craquer les citadelles et
déchirent les drapeaux. Les statues ornent les jardins

publics, tu sais, persistent à viser le cœur, de leur arc
levé vers l’azur. Les nuages s’étonnent du trop-plein
de chagrins dont les anges ont rempli leurs carquois.

20 07 16. Inachevé 69

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