Les mots, les yeux

Les mots sont des fenêtres. Les yeux sont des fenêtres.
Les mots sont des yeux fermés, le soleil brûle les yeux.
Je me suis tu, mal, et tu par jeu m’as crié Les mots sont
des yeux. Je n’ai rien vu, le cri venait du ventre de loin.

La mer agitée, les yeux fermés, remplis de sel lointain,
tout cela, tu le sais. Je me suis tu, mal. La fenêtre s’est
ouverte, coup de vent, grain en pleine mer, et la houle,
là, dessous. Sur la vitre, un reflet, passe au-delà, quoi,

glisse au loin. D’autres regards volètent, voix. Les mots
se croisent, ils s’effleurent, se lient, aux arbres, au vent,
à une musique, au vert de l’herbe, au soleil de l’été. Toi.

Les mots s’ouvrent, les mains sont libres. Dans le cadre,
un tableau, visage, oh. Fenêtre condamnée, inconsolable,
attend la pluie. Se mêler aux gouttes, et rejoindre la mer.

19 07 16. Inachevé 68

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