Ciel d’encre

Tout a d’un coup basculé. La rue n’est plus la rue.
Sur le trottoir, entrelacs de vies, lignes brisées net.
Les arbres se sont tus, oiseaux cachés, et l’avenue,
lit sec d’un fleuve oublié. Terre craquelée de mots

lancés à la gorge des enfants, blottis en chacun, qui
espèrent encore, et toujours, que demain sera, mais,
mais oui. Je rentre chez moi. Le couloir n’est pas un
couloir, piste du désert somalien où de nuit je roule.

Intérieur du pays, ciel d’encre. Un couple de girafes
troue le faisceau des phares, bas-côté plein d’épines.
Bêtes affolées, pattes, cous démesurés, et puissante

instabilité. Avalées par le bush. Moteur calé, au cœur
du silence, amour de la vie, au loin, une déflagration.
Oh, beauté des girafes, tu sais, et larmes de latérite.

18 07 16. Inachevé 67

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