Le fruit mûr

Fruit mûr de l’arbre tombé. Sa peau brille, sucre
chaud du non-être, gonflé de soleil captif, de toi.
Cris lancés, rires enfuis, mots oubliés. Arbres et
cailloux m’aident à vivre. Les oiseaux, et la mer.

Et tout ce que je tais. Ne te retourne pas. Torrent
dont la colère est une profonde douceur. Qu’ai-je
fait, crâne brisé. La pensée coule dans le feu des
rêves et le cri d’une pie, le parfum entêtant d’un

figuier, un étang de soie bordé de silence. De joie,
le tonnerre gronde, lance des éclairs, la folie éclate
au cœur des forêts, l’humus est le miroir des morts.

Boitiller, rochers brûlants, d’un pied l’autre, éviter
les sauterelles, se perdre, exposé. Sauras-tu aimer.
Au creux des mains, nos regards. Arbres, cailloux.

16 07 16. Inachevé 65

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