L’écho

Trace, empreinte, écho. Voir de loin, mal. Appeler.
La voix hésite, se perd dans les aiguilles d’un grand
pin penché sur l’eau, dans l’attente de la soif. Une
voile, un oiseau, l’air habité d’incertitude, de soleil.

Sur la rétine, des algues multicolores, des poissons
de roches s’y réfugient. De pâles anémones de mer.
Nébulosité des remous, épaisseur de l’histoire, cris
et mémoire des écorces. Une cigale s’use, à alerter

le feu, avec une scie rouillée. Sur le sable un enfant
joue, coquillage à l’oreille. Il chante depuis toujours.
La mort renonce. Traces de pieds nus, écume sèche.

Souffle des baleines, vagues molles, plages brûlées.
N’entendre que la houle claire au fond des poumons.
Et les yeux ouverts, sous l’eau, je devine ta présence.

14 07 16. Inachevé 63

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