Le ciel

Le ciel est tentant, ne sachant où me mettre.
Infini bleu, lointain rayé d’oiseaux de l’index
effleuré, si je lève les yeux. Mais, les paroles
mâchées, au creux de l’estomac, triturent tout.

Je m’allonge dans l’herbe fraîche. Coquelicot,
libellule affolée, une odeur, un reflet, l’ombre
d’un bec fendu. Pétales rouge sang aspirés par
la brise, tristesse niée du pistil encre de Chine.

La libellule est immobile. Ici, pas de mensonge.
La vie, ou rien. Tendresse infinie. Une coquille
est collée sur la tige. Un escargot tête d’épingle

défie l’espace et le temps. Noir, blanc. Un jour,
il s’envolera. Son rêve, tu sais, de narguer le ciel.
Prends le premier chemin, sois un puits d’amour.

13 07 16. Inachevé 61

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