Le seuil

Transparence de l’aube, hésitation, seuil. Solitude
des êtres au réveil. En un instant, ils sont dévoilés,
embrassés. Les mots épars s’agglutinent, marbrés
d’échos de rêves. Ton corps, où. Les sens furètent,

s’étonnent. Les ombres naissent, au chant du merle.
Langage des oiseaux et des arbres, dont la richesse
est cachée. Les mots s’emparent des bibelots et une
musique teinte le dos des livres, la boîte en cuir. Où

est ta voix. Murmure, joie des images, scènes mêlées,
chutes, premières guêpes aussi, d’autres mots tentent
de les chasser. Écrasées sur le mur, innommable lutte.

Se lever, ouvrir la fenêtre, tirer de soi de quoi vivre et
s’émerveiller, se taire. Fraîcheur de l’air. Les martinets
volent plein ciel, ivres de liberté. Oh, franchir le seuil.

12 07 16. Inachevé 60

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