Forêt primaire

S’effacer, s’en aller, se taire, je n’ai pas su. Arts non
maîtrisés. Ni se mettre en avant, en avant de rien.
Rien, alors autre chose, forêt primaire. Les arbres
touchent le ciel, Orient partout. L’étoile, diadème

des esprits. Marcher, le corps, immense. Il entend,
vibre, tressaille, se laisse frôler par l’univers, seul,
entouré par les hautes herbes, le velours des fleurs,
les animaux timides, ou tapis, dans l’entrelacs des

dents, les oiseaux peints, l’orage. L’eau de pluie,
de feuille en liane, rejoint l’humus, et le tonnerre
de chants immémoriaux. Ils honorent l’infini de

la voûte céleste. Petitesse des êtres et grandeur de
leur intimité, force de l’aube. Comprendre la peau,
tu sais, douce, fragile, blessée, recousue, caressée.

12 07 16. Inachevé 59

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