La beauté

Étouffante est l’intense beauté. Le corps frémit.
Le vent s’invite, bourrasque, tempête, harmattan,
sirocco, bise, chergui, galerne, les mots jaillissent
de ma bouche, envahissent la chambre, je cherche

l’air, non, il y en a trop. La fenêtre s’ouvre et mes
poumons vont exploser. Je lis. De l’indifférence,
musique, Beckett, silence, éboulement d’amours,
leurs voix et me taire. Je n’entends rien, n’entends

que cela. Ni cri, ni sifflement glacé, brûlant, rouge,
noir. Soir, matin, sont un. Paysage de draps froissés,
de livres à terre, éparpillés. Les tableaux tombent en

pluie, des éclats de vase fleuri, de pins parasols, de
porte entrouverte. Je dois fermer les yeux et te vois.
Mes mains suffoquent, la beauté m’envahit, j’étouffe.

11 07 16. Inachevé 57

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