Parfums

Rivière souterraine, arbres gorgés de soleil, étouffés.
La glace bleue des gouffres fait trembler les oiseaux.
Nos paroles raclent la pierre, à la lumière des étoiles.
Saurons-nous jamais étancher le feu de nos langues.

Les forêts sont l’horizon de nos bras, de nos jambes.
Le monde tout petit, ne cesse d’envoyer, à nos yeux,
à nos oreilles, notre peau, notre bouche, les parfums
de fruits disparus, de prairies, de troupeaux affolés.

La fenêtre est là, qui donne sur la mer, et les vagues
portent au loin les cris des enfants, des marins fous,
des mouettes alertées. Nos mains sont des papillons.

L’eau court sous nos pieds. Nous attendrons la nuit.
Les mots s’envoleront, et, dans la chambre apaisée,
les astres obéiront au chant de nos pâles murmures.

10 07 16. Inachevé 56

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s