Le Destin

Prendre en main son destin, prétention sans nom,
unique souci. Rembobiner quelques scènes, vain.
Parfois, ça fuse de tout côté, et l’opéra s’emballe,
mots et gestes, peau, parfums, rues, éclats de rire.

Mille questions usées. Se cambrer, regarder au-delà,
plus loin, toujours plus loin, allez. Avancer, chanter.
Le passé colle, la route défile, les coquelicots luttent
contre le vent, les montagnes tremblent dans l’orage.

Suc brûlant au creux de l’estomac vide. Un corps est
tout près, une voix. Non. Le destin, une longue litanie,
Leonora, Alvaro, Carlo, tous broyés. Serrer les poings.

Emportés, balayés. Arrête, s’il te plaît. Fortuna rigole,
robe fleurie, bal ouvert. Ouvrons les bras. Encore. Oh,
fermer les yeux, arrêter le fleuve, le temps d’une danse.

07 06 16. Inachevé 47

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