Voyageurs sans répit

Sentiers caillouteux perdus en altitude, roches
mouillées surplombant la mer, en Crète, tandis
que mes regards se troublent. Au fond de la rue,
j’aperçois une lumière, un reflet, non, plus rien.

Oh, le soleil, joyeux, pointe à travers les nuages,
enfantin. En tête, Camus. Être nu et puis plonger
dans la mer, encore tout parfumé des essences de
la terre. Laver celles-ci dans celles-là, et nouer sur

ma peau l’étreinte pour laquelle soupirent, lèvres
à lèvres, depuis si longtemps, tu sais, terre et mer.
Cyprès bleus d’Arizona, toujours, voyageurs sans

répit, si accueillants, vent d’autan, orage, canicule,
neige de la nuit. Énergie, douceur, fidélité. Merci.
Ce reflet, n’est-ce pas ta bouche, ou un coquelicot.

05 07 16. Inachevé 45

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