L’éclair d’un écureuil

Les Cyprès bleus d’Arizona, refuge absolu, jour
et nuit, où la vie n’est pas menacée. Discrète vie,
faite de surprises, de rencontres, de petits bruits,
ailes frottées, petits sauts de branche en branche,

roucoulement chuchoté. Et l’éclair d’un écureuil,
un matin. De jardin en jardin, il rejoint le Canal,
le Grand-Rond, de prunus en platane ou en saule,
en marronnier, survolant, dans le feu de sa fuite,

le brouhaha de la ville inquiète, tissée de rues et
de destins, noircie par la misère, la violence des
armes cachées, ici là éclairée de fragiles amours.

L’écureuil a fui. Un merle fou brode un oratorio,
mes mains tremblent. Les Cyprès bleus s’agitent,
le soleil perce à travers les branches. Il fait beau.

04 06 16. Inachevé 44

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