Il dolce suono

Sonné. Rêve romantique, la nuit dernière, des heures,
poignée de secondes, des heures à me battre, émerger,
sombrer. Dis-moi pourquoi, pourquoi s’entêter à taper,
encore taper sur la transparence du devenir, pour la fin.

Tragédie, j’entends, je marche loin, à la frontière, une
grande scène d’opéra. Espérer, redouter, glacé d’effroi,
enflammé, se serrer, tu t’échappes, reviens, et je cours.
Le volet lutte, autan furieux. Château de Ravenswood.

Lucia, folie, cyprès extatiques. Lammermoor, ce nom.
Ciel menaçant, le visage dévasté, Il dolce suono. Bord
du gouffre, tendre les mains. Del ciel clemente un riso

la vita a noi sarà, et tout a basculé. J’ai soif, le jour est
levé, les freins du camion-poubelle crient. Oh, j’y suis,
le café embaume la chambre, oui, la fenêtre est ouverte.

04 06 16. Inachevé 43

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s