Le Scribe de Saqqarah

Étonnant regard, il traverse tout, jamais ne peut
revenir sur lui-même. Course folle des mots qui
me taraude à suffoquer. Regard envahi, absorbé,
dilué par l’extérieur. Dessous bouillonne le sang.

Mais tous ces mots, bouche encombrée. Coudre,
laisser être. Le regard, imperturbable, fouille. Lui,
où est-il, oh, cet invisible seuil franchi par le soleil.
Palmier, toits, cyprès, nuages, figuier, tourterelles.

Le Scribe de Saqqarah me fixe et recueille, le style
précis. Son visage, depuis l’enfance, là, bien avant,
encore avant. Il m’a donné la vie. Je l’aime tant. Il

me console, ne m’abandonne pas, face au fouillis de
mon bricolage. Il tisse un fil bariolé, je m’accroche.
J’essaie. Voir, sortir de soi, et tous les mots, coincés.

03 06 16. Inachevé 42

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