Le décor

Rien. Le décor s’effrite au moindre pas. Carton,
papier, visage peinturluré qu’un crachin délave.
Pardon. Montrer n’est rien, je n’y crois plus. Ici,
couleur, là, noir. Il la contient, la délivre. Néant.

Alors, chuchoter quelques mots, dans une intime
obscurité. Cela a-t-il du sens. La négation fleurit.
Pétales multicolores, bouquet final, explosion sur
une plage du Nord, infinie, douce et mystérieuse.

Il fait si froid. Le soleil tape, quel vent. Marchons.
Des arcades. On tourne un film italien. Traverser
le champ et défier le destin. Inutile décor. Moteur.

Le séisme ne se voit jamais. À peine deviné. Alors,
jouer, une scène, une autre, des chutes, en tirer, oui,
un drame inédit. Sur le marbre gris, la joie domine.

03 06 16. Inachevé 41

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