Le fil

Comment savoir ce qui, sous un visage, le retient,
avant que la mort ne fasse couler son néant de cire.
Quel fil pour éviter l’égarement des atomes, dans
un espace mou et vacant. Le visage, un cerf-volant

attaché à un poteau planté à la va-vite, et toujours
branlant. Ou, parfois si enfoncé, dessous on étouffe,
aucun son ne sort, fermé, un tombeau d’avant le vrai.
Ou de guingois, mal fixé. Dans le sable, pleine terre,

ou calé sous une chaise. Une fois là, selon le vent, il
flotte, visage drapeau, exposé au vide, au vent, belle
aventure, le reste suit. Apprendre à tenir le fil, tendu,

fragile, d’un coup peut casser, bouche crispée, yeux
clos, près de jaillir dans un éclat de rire, un chagrin.
Ballon d’un enfant distrait, posé sur une autre planète.

02 06 16. Inachevé 39

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