Le voyage

Impossible voyage, idée folle, renvoyé aux calendes
grecques. Rester à terre sur une île battue par le vent.
La montagne domine la mer. Être debout, immobile,
frissonner, à l’écoute des bruits de la vie. Tout là-bas,

un port, caché derrière les forêts, animal doux, patient.
Penser cela, accoudé au garde-corps froid. Hurlement
de sirène, la masse blanche d’un bateau s’éloigne de la
côte. Le vide, soudain, le calme abyssal de la solitude.

Absence, tourbillons des remous, gros pneus malmenés,
accrochés le long du quai, et pensées errantes, bricolage
des entrailles triturées. La côte, une ligne bleue, devinée

dans un halo de brume, ou les volutes du café. Pris de
vertige, j’ai appelé, tu sais, et les oiseaux ont fui. Alors,
geste d’amour, j’ai encore rêvé d’un voyage impossible.

25 06 16. Inachevé 34

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