Le feu de brousse

La fenêtre est un hublot, dedans, dehors dans un étau,
s’agite, attaque le cadre. Reste la course en tout sens,
pieds collés au carrelage, gagné par un feu de brousse,
tandis que vers le fleuve, par milliers, fuient les bêtes

affolées. Le corps dirige tout et parle, les lieux parlent
en lui, avec lui. Me faire une place, mouvante, essayer,
dans ce corps à corps, devant l’incendie de la fenêtre.
Je suis délogé, de force, en douceur, sortir de là, d’où.

Le corps souffre, aime, rejette, les bras s’ouvrent, je suis,
c’est beaucoup dire. Ici ou là, tracer des frontières et les
franchir. Griffonner un brouillon, une esquisse de vie.

Ignorer ces toits, ces vitrines, l’immensité de la ville,
vaine illusion. Je suis submergé, te cherche, visage nu.
Je dois tout remettre dans l’aquarium, ouvrir la fenêtre.

24 06 16. Inachevé 33

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