Le marécage du soleil

Le silence de la nuit se dilue dans le marécage
du soleil, dont les éclats échouent sur un littoral
dévasté. Parfois je suis ailleurs, dans l’invisible
nasse, poisson de roche. Oh, se tenir au sommet

d’un phare, affronter le vent et le désert du ciel.
Plonger, confiant, l’eau est si claire. Alors nager
revient à voler. Garder au fond de soi la beauté
des cyprès, des nuages, des mains abandonnées

à la douceur des peaux. Mais le sol où marcher
s’effondre, je m’égare. Te souviens-tu des mains.
Parler, c’est dedans. Les mots ont des ailes, oui.

Parfois, le ciel est noir, et ils hésitent, leurs yeux
traversent le vaste monde. Se perdre et chercher,
s’y retrouver. J’aime les arbres, je les aime tant.

23 06 16. Inachevé 32

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