La dislocation du corps

Du corps, non, la dislocation repoussée, l’illusoire
unité, la dilution salée dans une lumière falote, son
âme. Émiettement, essentielle incomplétude. Peau
arrachée, recousue, exposée à l’océan des chagrins,

des joies, peinte avec des fleurs. Calmer les dieux,
les consoler, de tant de maux, de cris, et d’inutiles
plaintes, d’espoirs que la déréliction jette par-dessus
bord. Visage décomposé, là où les muscles, les os,

les mains cherchent à prendre appui, mais sur quoi.
Y a-t-il un possible refuge, sinon là, dans tes yeux.
Ce qui les soude ne peut-il donc venir que du dehors.

La force des bras empêche de couler, de s’échouer,
ne permet pas de voler. Alors, marcher, accueillir
une autre inquiétude, tu sais, proche, inaccessible.

23 06 16. Inachevé 31

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