Le frôlement des ombres

Passage, clarté de l’entre-deux. Non l’instable ou
strictement, l’inquiet, mais une bouffée d’espoir.
L’ombre en elle porte son origine, son devenir,
doit retourner à l’une et se jeter dans l’autre,

sous peine de s’évanouir, dans l’air évaporée.
L’éblouissante lumière n’aurait, sans elle, rien
à éclairer, hors sa vanité, son inutile douceur.
Tout serait dit d’un coup. Et rien. Mais l’ombre

lui doit sa mystérieuse et si fragile volupté.
Sa force, aussi, apaisante, consolatrice. Sa vie.
Que la lumière change, et les ombres dansent,

tu sais. Musique de tragédie et cinéma muet.
Palpitation d’un espace, où le frôlement donne
corps, là où les regards devinent un présence.

21 06 16. Inachevé 28

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