Les oies sauvages

Au plafond, il arrive que passent des oies
sauvages, des grues cendrées. Élégance et
noblesse. Pris de vertige, mon cœur les suit.
Dans l’air glacé, nous survolons plaines et

collines, franchissons des cols où le vent
oblige à resserrer la flèche. Les vallées se
creusent, les fleuves serpentent dans la nuit.
Mais parfois, très très haut dans le ciel zébré,

je devine de petits points noirs. Ils dessinent
des cercles aussi vastes que ceux d’Archimède
de Syracuse. En un instant, planent au-dessus
de moi de grands vautours, des aigles royaux.

J’entends des cris, des hurlements, des bouts
de phrases fondent sur mon visage, fouettent
ma main levée. C’est ainsi, avec les mots que
l’on n’aurait jamais voulu entendre, ou dire.

Ils reviennent, piquent les yeux de leur bec.
Et puis tout s’apaise, tu sais, plafond désert,
car la douceur toujours l’emporte. Les oies,
les grues sont déjà loin, vers le grand Sud.

17 06 16. Inachevé 26

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