La patience est infinie

Au bord des chemins sinueux semés de
fins sabots, cils d’herbe offerts au ciel.
Un ouragan de pétales, aux dentelles
des cimes, des falaises blanchies de sel.

Nids accrochés au vent, jetés au hasard,
pleins d’œufs blancs tachés de poivre noir
et de sang. Dans le printemps des rivières
si douces, à l’ombre du saule, du noisetier.

Hérons plantés dans l’eau des terrasses, ornées
de colonnes, protégées du soleil par les yeux
vides des statues. Au bout des jetées où volent
les pensées, dans l’attente des voiles muettes,

de l’apaisement des canons. Devant une porte
entrouverte, le murmure de la vie intimidée,
le halo des visages sous la lampe, où se livrent
les secrets du corps. La patience est infinie.

À l’écoute du souffle, de l’ivresse créatrice
des nuits emflammées. Glisser à la surface
des choses, accueillir l’infinie profondeur
des regards, tu sais, la beauté du mystère.

03 04 16. Épiphanies 54

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