Galaxie utopique

La prison du silence rappelle ces insectes,
si petits. Surgis de rien, sans but. Disparus
au moindre souffle, sans trace. De quoi.
D’un monde. Blessure de l’absence.

De le dire mon ventre se tord, se noue,
tombe au fond de mon corps, un bloc,
enfoncé dans le sol jusqu’à la bouche.
La vie tout entière en eux, quel vertige.

On a beau scruter. Rien. Silence.
Point en mouvement vers, happé par rien.
La prison du silence, pareil. Fausse
citadelle entourée par rien. Ne contient

qu’elle-même, ni dehors ni dedans.
Négation humiliante du vide, oui.
Un mur solide, le franchir est chimère.
Dans la rue, je bute sans cesse contre.

Pourtant sans épaisseur, sans porte ni fenêtre.
Il laisse échapper le silence, lui-même égaré,
tant d’espace, où aller. Alors je cours, m’éloigne,
ne sachant de quoi, peut-être est-ce l’inverse.

Je frôle un ailleurs métaphysique, oh, joie.
Aux confins d’une galaxie utopique.
Quête de sens, sur la margelle d’un puits
sans fond, j’ai été englouti. Est-ce l’amour.

21 03 16. Épiphanies 41

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s