Force et douceur de la vie

Image, force et douceur de la vie,
fraîcheur de l’aube d’un coup brisée,
arrachée d’un cerisier en fleurs,
fenêtre embellie de reflets moirés,

traits fins qu’un rideau chahute.
Soudain frissonne le linge étendu
sur un fil rouge, pinces de bois.
Un bateau hurle derrière la colline,

blanche couronne d’asphodèles.
Marcher n’a plus de sens, ni
s’arrêter, alors s’impose l’attente,
niée, des corps rejetés, des yeux

voilés d’inquiétude, d’égarement,
dans la vaine tempête des mots.
S’est cassé net, hélas, ce qui vient
du lointain, si près, désemparé.

Le figuier est foudroyé, au cœur
de l’été. Il s’éloigne en silence, sans
renoncer, ni détruire, ni mépriser,
ni noircir. Les merles se taisent.

S’éloigner, ne plus rien savoir.
Pour étouffer l’embrasement et
l’explosion des rires anciens, la
fulgurance des caresses infinies.

13 03 16. Épiphanies 33

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