Le pin d’Alep

Silence aux mille visages, celui du grand pin
d’Alep. La lumière hésite, glisse entre les branches
piquées d’aiguilles, le tout est suspendu au ciel.
La ville se cache, murmure des places, des cafés.

Les anges dorment, ne s’éveillent qu’aux étoiles.
Les cigales se languissent d’avoir attendu la nuit,
muettes dans la touffeur du soir sur les lauriers,
le buis, les lilas, l’amandier dont le bois craque.

Soudain, fraîcheur de tonnelle à l’abri du monde,
verres de blanc, olives, rires gourmands d’amour,
frisson de l’univers flottant. L’écureuil dans le pin
se dresse, hume l’air, boit dans la vasque bleue.

Il accueille en lui de frais embruns de bonheur,
bribes de beauté évanouie, suit des yeux un duo
de papillons blancs tournoyant, ballet happé par
l’entrelacs des branches où la vie trouve refuge.

08 03 16. Épiphanies 25

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s