Forte houle

Forte houle, matin vierge, le monstre marin
se fracasse sur les rochers, et le bol tremble,
où es-tu, sculpte les falaises pâles, dis-moi,
piquetées de nids grouillants, criards, fous de
Bassan, blancs poignards maquillés de soleil.

Explose, nuage d’écume, retombe en pluie
sur la dentelle des algues. Les hérissons de
mer brillent, le café fume et rejoint le large,
dans le vacarme du ressac, il jette au loin
sa fatigue, ils griffent l’eau, fragiles piquants.

Tandis que bigorneaux, praires et patelles
collent à la pierre noire, l’océan bat la terre,
hurle et gronde, toute la joie contenue, oui,
chahuté par les caprices du vent inlassable,
profond mystère où la vie grouille, invisible,

se nourrit de combats silencieux. Tenace, il
rit de sa naïveté, son regard s’adoucit, il sait.
Alevins, baleines, tirent leur force de courants
contraires, il faut plonger, ah, les hauts fonds,
la cuillère dans le miel de citronnier, où es-tu.

07 03 16. Épiphanies 23

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