Perdre n’est rien

Perdre n’est rien, perdre quoi, ce rien.
Si un enfant joyeux passe à cloche-pied
sur le trottoir, si les ruines des batailles
s’habillent d’herbes folles, si douce peau,

jamais vue ni touchée, caresse la main,
le reste est vaine chimère, bourrasque,
brindille dans le vent, peur de perdre,
quand soudain du lointain bat le sang

des tamtams, sol primaire martelé par
les corps, arbres rouges, chemins nus.
Alors se perdre, et si vient le moment
où vivre est délicat, attendre, chanter.

Est-ce son lot, sa foi, ne jamais franchir ni
éviter les lignes de fuite. Aimer se perdre
n’est rien, le rien surgit sans s’annoncer,
rejoindre l’enfant, le parfum d’une peau.

06 03 16. Épiphanies 21

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