Le vent des gouffres

Ni le vent des gouffres où
résonne le chant des sorciers,
ni l’innocence des fontaines
ornées de citronniers en fleurs,

ni la palpitation des arbres
sous les pluies tropicales,
ni les remous du fleuve, satin
moiré dans le soleil levant,

ni les visages ruisselants de joie
au fond de tiroirs immémoriaux,
ni la fuite des proies affolées
dans une lumière de printemps,

ni le chuchotis des fourmis
à l’ombre des grands pins,
ni l’immensité des forêts bleues
surplombant une mer déchaînée,

ne suffisent à l’harmonie céleste,
si sous nos pas la terre ne danse,
si nos doigts ne jouent en silence,
si nos yeux ne sont ivres de l’autre.

05 03 16. Épiphanies 17 (wip)

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