Dans l’ombre…

Dans l’ombre d’une soudaine blessure,
en un saut, il touche du vide le cœur
palpitant, un éclat de miroir, sans tain
ni reflet, halo d’une bouche offerte.

En ce jeu sans trompe-l’œil des fresques
ensoleillées, doux visages de combat,
il résiste aux parfums du lointain,
accueille heureux le chant des merles,

refuge du figuier par le vent tourmenté.
Trouvera-t-il les mots, pour apaiser
ses nuits, ses jours et son corps à l’affût.
Au bord des chemins, des falaises,

dans le silence des rivières, des étangs,
au bout des jetées, devant une porte
entrouverte, sa patience est infinie.
Au cœur de la solitude, est un monde

inhabité de torrents joyeux, de vallées
de lumière, de forêts profondes, de fleuves
puissants, d’îlots ombragés, de villes à venir,
de beautés solaires dans l’absence du ciel.

05 03 16. Épiphanies 18 (wip)

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