Pénombre

Pénombre, couloirs jonchés d’œillets gris,
d’asphodèles, de papyrus ébouriffés,
portes fermées, ouvertes, rideaux rouges,
la maison dort, silence de la nuit.

Fraîche traversée de hautes terrasses,
à pas lents, feutrés, fontaine au loin,
des personnages glissent sur le marbre,
parfum d’orangers, de citronniers.

Le vent se lève, charrie les embruns
d’une histoire perdue, les yeux blancs,
visages si doux, corps assouplis
par l’amour, la fatigue ou l’attente.

Coquillage de l’être, refuge nacré,
contient le temps, rires et chagrins,
pénombre des couloirs, il avance
vers les statues habillées d’inconnu.

28 02 16. Épiphanies 12 (wip)

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