La fenêtre bat fort

La fenêtre bat fort sans vent, mais non,
un animal pris au piège des rideaux,
un oiseau, dans les plis se débat, cherche l’air,
ses ailes sur le carreau, mais la nuit

oh pas la nuit, drap moite,
l’empreinte d’un sommeil en miettes,
il se lève, était-ce un cauchemar,
banale et ridicule copie d’un littoral rouge,

naufrages, rochers engloutis par la houle,
le rideau tremble encore, ses paupières brûlées
par la lumière, et la fenêtre grand ouverte,
rue engluée dans le sang des lampadaires,

halos striés de papillons,
les cyprès bleus d’Arizona l’observent,
le ciel est épais, il faut boire passer la tête
sous l’eau, ne plus voir le temps, sur ces mains,

ces bras, ce visage ce n’est pas moi,
souvenir d’une fenêtre qui tape, ou de sa peau,
un corps joyeux et libre, une image,
un visage une bouche, des silhouettes solaires,

jeux marins, il ferme les yeux,
l’eau coule sur ses épaules, sa vie tient
à deux trois sensations fugaces, mêlées
de rires frais, rêve de nudité, tu sais.

26 02 16. Épiphanies 11 (wip)

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