Parfois la colère, haïssable…

Parfois la colère, haïssable,
aide à chasser le monde vain,
à faire fuir les vains tourments,
le silence vain, la vanité même,

mais, tout aussi vaine et violente,
elle s’enroule autour d’elle-même,
du rien qu’elle a chassé le révélant,
minée de l’intérieur, vermoulue,

prise à son piège elle s’écroule,
ruinée, sur ce rien qu’elle a étouffé,
avalé, découvrant la violente vanité
de son être à jamais perdu, nié,

tandis que, poursuivant son vol
têtu et incertain, miraculeux,
un papillon accroche de son aile
une fleur précoce, et meurt,

lui ayant offert ses doutes, sa vie,
sa légèreté, et tout le bleu du ciel.

28 02 16. Épiphanies 5 (wip)

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