Nuit d’enfantine colère…

Nuit d’enfantine colère, le sel coule
sur le visage enfoui, regard tourné
vers l’innommable, le noir silence,
métaphysique des ongles rongés,

refuge de l’être, abîme de solitude,
encore au bord des lèvres, de l’eau
de mer, sur le drap se déploie l’été,
l’enfant agite ses bras, ses jambes,

toujours il est là, à courir, à peine
ai-je fermé les yeux pour dormir,
galets brûlants, vite plonger, rire,
noyer la nuit, caresser le fond bleu,

piéger l’être friand de mie trempée,
bouteille cul percé, le poisson affolé
butte contre la transparence, s’entête,
trouve le chemin de l’illusion, fichu,

alors vaine colère, inutiles sursauts,
le halo de la fenêtre ondule, il faut
patienter, et trouver l’autre chemin,
nier le mirage de tendresse blessée.

01 03 16. Épiphanies 4 (wip)

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